Décote DPE à Paris : ce que l'étiquette coûte, en euros
Données publiques datées : ventes DVF 2023-2025 × DPE ADEME, coefficients calculés le 09/05/2026 · observatoire DPE ADEME (logements existants), extraction constatée le 08/07/2026 — provenance détaillée sur chaque bloc et dans les sources.
À Paris, un appartement d'avant 1948 classé F se vend typiquement 2,8 % de moins qu'un équivalent classé D, soit environ 17 000 € sur un appartement type de 63 m² au prix médian tous logements de Paris — mais cet écart n'est PAS mesuré à Paris : il est mesuré sur l'ensemble des marchés hyper-tendus français (11 855 ventes DVF 2023-2025), aucune mesure propre au département ne passant nos seuils de fiabilité. Le même appartement classé G se vend −4,6 % — mais cet écart non plus n'est PAS mesuré à Paris : il est mesuré sur l'ensemble des marchés hyper-tendus français (3 619 ventes DVF 2023-2025).
−3 %
soit ≈ 17 000 € sur 63 m² — ≈ 280 €/m²
Intervalle de confiance à 95 % : −1,9 % à −3,8 %
Conversion au prix médian tous logements de Paris — la base de notre moteur. Au prix médian des seuls appartements, l'écart serait de ≈ 17 000 € (les deux prix sont détaillés sous le tableau).
Classée G : −4,6 % · ≈ 29 000 €
Intervalle de confiance à 95 % : −3,3 % à −5,9 %
Le segment de passoires le plus vendu de Paris — un appartement d'avant 1948. Toutes les classes (E, F, G) et la maison : le tableau ci-dessous.
Le parc : 145 182 passoires sur 808 528 DPE
observatoire DPE ADEME (logements existants), extraction constatée le 08/07/2026
18,0 % du parc diagnostiqué de Paris est classé F ou G, contre 9,9 % en France — un écart de +8,0 points. Maisons : 26,3 % de F/G · appartements : 17,9 %.
Maisons — 4 289 DPE
- A44
- B111
- C647
- D1 252
- E1 106
- F653
- G476
Appartements — 804 239 DPE
- A824
- B9 308
- C182 538
- D249 585
- E217 931
- F88 154
- G55 899
Source : observatoire DPE ADEME (logements existants), extraction constatée le 08/07/2026 — comptages du département 75.
Comptages et décotes établis sur des étiquettes DPE antérieures au 1ᵉʳ janvier 2026. Depuis la réforme (coefficient électricité 2,3 → 1,9), une partie des logements chauffés à l'électricité est sortie des classes F et G sans travaux. Qui est concerné et comment vérifier : la réforme du DPE 2026.
Voir le tableau détaillé (comptages exacts par classe)
| Classe | Maisons | Appartements |
|---|---|---|
| A | 44 | 824 |
| B | 111 | 9 308 |
| C | 647 | 182 538 |
| D | 1 252 | 249 585 |
| E | 1 106 | 217 931 |
| F | 653 | 88 154 |
| G | 476 | 55 899 |
Source : observatoire DPE ADEME (logements existants), extraction constatée le 08/07/2026 — comptages du département 75
La décote par classe, en % et en euros
ventes DVF 2023-2025 × DPE ADEME, coefficients calculés le 09/05/2026
Prix médian des ventes notariées de Paris : 12 685 €/m² pour une maison (352 ventes) ; 9 818 €/m² pour un appartement (80 338 ventes) — ventes DVF 2023-2025 (DGFiP/Etalab), millésime constaté le 18/05/2026.
Écarts constatés face à une classe D comparable, biens d'avant 1948 — le segment le plus fourni en passoires (les autres époques ont leur propre tableau ci-dessous). Conversions en euros sur biens types — maison 112 m², appartement 63 m² (surfaces moyennes nationales, INSEE/SDES) — au prix médian tous types du département (9 826 €/m², 80 690 ventes).
Barre = décote médiane face à une équivalente classée D · trait fin = fourchette à 95 %
Maison (bien type 112 m²)
- E—
- F—
- G—
Appartement (bien type 63 m²)
- E
−1,9 % · ≈ 12 000 € · 22 736 ventes · national · mesuré
- F
−2,8 % · ≈ 17 000 € · 11 855 ventes · national · mesuré
- G
−4,6 % · ≈ 29 000 € · 3 619 ventes · national · mesuré
Source : ventes DVF 2023-2025 × DPE ADEME, coefficients calculés le 09/05/2026— cellule départementale, avec repli sur la référence nationale par strate de tension quand elle ne passe pas nos seuils ; la maille est indiquée sous chaque barre. Le trait fin est l'intervalle de confiance à 95 % : il peut déborder la barre, qui s'arrête à la médiane.
« — » : pas assez de ventes comparables pour publier un chiffre fiable — jamais un chiffre extrapolé. « mesuré » = fiabilité haute, « estimé » = fiabilité moyenne (seuils dans la méthodologie). Le détail département par département est aussi dans notre étude décote DPE; vendre en l'état ou rénover d'abord ? l'arbitrage chiffré.
Voir le tableau détaillé (IC, effectifs, mailles)
Décote par classe DPE vs classe D à Paris — biens d'avant 1948
Classe E
Maison (112 m²)
—
—
Appartement (63 m²)
−1,9 %22 736 ventes · national · mesuréIC 95 % : −1,1 % à −2,7 %
≈ 12 000 €
Classe F
Maison (112 m²)
—
—
Appartement (63 m²)
−2,8 %11 855 ventes · national · mesuréIC 95 % : −1,9 % à −3,8 %
≈ 17 000 €
Classe G
Maison (112 m²)
—
—
Appartement (63 m²)
−4,6 %3 619 ventes · national · mesuréIC 95 % : −3,3 % à −5,9 %
≈ 29 000 €
Source : ventes DVF 2023-2025 × DPE ADEME, coefficients calculés le 09/05/2026 — cellule départementale, repli national par strate de tension indiqué sous chaque chiffre. Les euros sont convertis au prix médian tous logements du département — la même base que le rapport Orvo par adresse.
Pourquoi il n'y a pas de décote propre à Paris
ventes DVF 2023-2025 × DPE ADEME, coefficients calculés le 09/05/2026
Sur les 30 combinaisons testées à Paris (2 types de bien × 5 époques de construction × 3 classes DPE), aucune ne passe nos seuils de fiabilité. Ce n'est pas un trou dans les données (Paris est l'un des marchés les mieux documentés de France) : c'est un résultat. à l'échelle de Paris, l'écart de prix attribuable à l'étiquette DPE n'est pas statistiquement distinguable de l'effet de l'emplacement, du bâtiment et de l'étage.
- pas assez de ventes dans cette catégorie de biens pour être sûr — 12 cellules
- l'écart mesuré pourrait tout aussi bien être nul — 7 cellules
- pas assez de ventes de cette classe DPE pour être sûr — 7 cellules
- d'autres facteurs (emplacement, taille, état du bien) expliquent l'essentiel du prix, pas l'étiquette — 4 cellules
C'est même le paradoxe de cette page : les appartements d'avant 1948 ont été testés à Paris sur 45 115 ventes — plus que dans aucun autre des dix départements de ce jeu de données— et pourtant aucun chiffre fiable n'en ressort : trop de données, pas assez de signal. La raison est mesurable. Le prix au m² varie de 8 192 €/m² (19ᵉ arrondissement) à 14 255 €/m² (6ᵉ arrondissement), soit un écart de 74,0 % — environ 16 fois l'effet DPE mesuré à l'échelle nationale sur les marchés hyper-tendus (un G se vend −4,6 % face à un équivalent D). À cette échelle, la localisation noie l'étiquette.
Plus surprenant : les arrondissements les plus chers comptent aussi plus de logements classés G que la moyenne, pas moins — corrélation de +0,39 entre le prix au m² et la part de G sur les 20 arrondissements (l'haussmannien non rénové des quartiers historiques). C'est l'inverse de la plupart des départements français, où le parc dégradé se concentre dans les zones bon marché — et c'est précisément pourquoi la mesure fonctionne ailleurs et pas ici.
Les chiffres publiés sur cette page viennent donc de la référence nationale France — marchés hyper-tendus, badgée comme telle sur chaque ligne. Ils décrivent un marché comparable, pas ce département : à prendre comme un ordre de grandeur, jamais comme une mesure locale. Un chiffre mesuré à Parissupposerait de descendre sous la maille départementale — c'est l'objet de nos fiches par commune et, à terme, par quartier.
Vous vous demandez peut-être si affiner par arrondissement suffirait : nous avons testé exactement cela — 20 arrondissements, autant de régressions distinctes — et le résultat est encore moins fiable qu'au département, pas plus. Affiner la géographie ne suffit pas ; il faudrait contrôler la localisation à l'intérieur d'une même régression — une évolution de notre méthode de calcul, pas un changement de page.
Comment ces seuils sont fixés (n minimal, intervalle de confiance, R²) : notre méthodologie.
Les 20 arrondissements : de 8 171 €/m² à 14 250 €/m²
ventes DVF 2023-2025 (DGFiP/Etalab), millésime constaté le 18/05/2026
Aucune décote ne peut être mesurée à cette échelle — c'est l'objet du bloc précédent. Ce que les données publiques disent en revanche sans ambiguïté, c'est où sont les prix et où est le parc mal noté, à la même maille et sur la même fenêtre. Le 6ᵉ arrondissement est le plus cher (14 250 €/m²) et c'est aussi celui où la part de passoires vendues est la plus forte (33,9 % des ventes classées F ou G). Sur l'ensemble des 20 arrondissements, la relation entre le prix au m² et la part de passoires vendues (F et G ensemble) est quasi nulle (corrélation de +0,11) : l'étiquette ne suit pas le prix. Les deux mesures de cette page sont complémentaires, pas contradictoires : le G pris isolément monte avec le prix (cf. la corrélation positive du bloc précédent — l'haussmannien non rénové des quartiers chers), tandis que le F, plus dispersé, dilue la relation quand on agrège les deux classes.
Prix, passoires et bâti ancien à Paris, arrondissement par arrondissement
1ᵉʳ arrondissement
12 479 €/m²796 ventes
- F ou G
- 31,4 %
- dont G
- 7,9 %
- Avant 1948
- 96,0 %
2ᵉ arrondissement
11 314 €/m²1 059 ventes
- F ou G
- 21,0 %
- dont G
- 5,6 %
- Avant 1948
- 92,0 %
3ᵉ arrondissement
11 844 €/m²1 841 ventes
- F ou G
- 28,4 %
- dont G
- 7,3 %
- Avant 1948
- 93,0 %
4ᵉ arrondissement
12 778 €/m²1 443 ventes
- F ou G
- 31,5 %
- dont G
- 9,2 %
- Avant 1948
- 90,3 %
5ᵉ arrondissement
11 852 €/m²2 382 ventes
- F ou G
- 31,4 %
- dont G
- 8,4 %
- Avant 1948
- 84,9 %
6ᵉ arrondissement
14 250 €/m²2 037 ventes
- F ou G
- 33,9 %
- dont G
- 10,6 %
- Avant 1948
- 90,7 %
7ᵉ arrondissement
13 859 €/m²2 351 ventes
- F ou G
- 23,1 %
- dont G
- 5,9 %
- Avant 1948
- 85,7 %
8ᵉ arrondissement
12 105 €/m²1 686 ventes
- F ou G
- 18,9 %
- dont G
- 4,3 %
- Avant 1948
- 83,6 %
9ᵉ arrondissement
10 882 €/m²3 006 ventes
- F ou G
- 26,0 %
- dont G
- 7,6 %
- Avant 1948
- 92,0 %
10ᵉ arrondissement
9 465 €/m²4 090 ventes
- F ou G
- 26,9 %
- dont G
- 6,5 %
- Avant 1948
- 82,6 %
11ᵉ arrondissement
10 000 €/m²6 705 ventes
- F ou G
- 27,5 %
- dont G
- 5,3 %
- Avant 1948
- 78,4 %
12ᵉ arrondissement
9 091 €/m²4 574 ventes
- F ou G
- 24,7 %
- dont G
- 5,3 %
- Avant 1948
- 67,2 %
13ᵉ arrondissement
8 768 €/m²4 119 ventes
- F ou G
- 26,7 %
- dont G
- 5,7 %
- Avant 1948
- 60,5 %
14ᵉ arrondissement
9 515 €/m²4 296 ventes
- F ou G
- 32,0 %
- dont G
- 9,5 %
- Avant 1948
- 75,5 %
15ᵉ arrondissement
9 624 €/m²8 579 ventes
- F ou G
- 28,2 %
- dont G
- 5,9 %
- Avant 1948
- 64,8 %
16ᵉ arrondissement
10 972 €/m²6 505 ventes
- F ou G
- 21,6 %
- dont G
- 4,1 %
- Avant 1948
- 63,7 %
17ᵉ arrondissement
10 246 €/m²6 932 ventes
- F ou G
- 30,3 %
- dont G
- 7,3 %
- Avant 1948
- 83,7 %
18ᵉ arrondissement
8 924 €/m²8 193 ventes
- F ou G
- 31,6 %
- dont G
- 6,8 %
- Avant 1948
- 85,5 %
19ᵉ arrondissement
8 171 €/m²4 306 ventes
- F ou G
- 24,1 %
- dont G
- 6,7 %
- Avant 1948
- 59,9 %
20ᵉ arrondissement
8 440 €/m²5 438 ventes
- F ou G
- 26,4 %
- dont G
- 5,0 %
- Avant 1948
- 57,9 %
Source : Prix : ventes DVF 2023-2025 (DGFiP/Etalab), millésime constaté le 18/05/2026, médiane des ventes d'appartements de chaque arrondissement (seuil de publication : 30 ventes). Parts : ventes DVF 2023-2025 × DPE ADEME, répartitions communales calculées le 09/05/2026, sur les ventes de la fenêtre (seuil : 100 ventes).
Ces parts décrivent les logements VENDUS, pas le parc entier : elles sont calculées sur les ventes DVF croisées aux DPE ADEME. Le bloc « Le parc » plus haut compte les 808 528 DPE du département entier et donne 18,0 % de F/G — deux bases différentes, deux chiffres différents, aucun des deux n'étant faux. Aucune décote par arrondissement n'est publiée ici : la régression à cette maille a été testée et ne passe pas nos seuils. Comptages et décotes établis sur des étiquettes DPE antérieures au 1ᵉʳ janvier 2026. Depuis la réforme (coefficient électricité 2,3 → 1,9), une partie des logements chauffés à l'électricité est sortie des classes F et G sans travaux.
Ce que −4,6 % pèse en euros : de ≈ 24 000 € à ≈ 41 000 €
ventes DVF 2023-2025 (DGFiP/Etalab), millésime constaté le 18/05/2026
Le seul écart de prix fiable dont nous disposons à Parisest mesuré à l'échelle nationale : un appartement d'avant 1948 classé G se vend −4,6 % face à un équivalent D sur les marchés hyper-tendus français (mesuré, 3 619 ventes). Appliqué au prix RÉEL de chaque arrondissement, ce même pourcentage ne représente pas du tout la même somme. Sur 63 m², il vaut ≈ 24 000 € dans le 19ᵉ et ≈ 41 000 € dans le 6ᵉ — soit ≈ 18 000 €d'écart pour un pourcentage identique.
Ce tableau est une TRADUCTION EN EUROS, pas une mesure locale : il applique un pourcentage mesuré à l'échelle nationale au prix réel de chaque arrondissement. L'écart en euros varie donc d'un arrondissement à l'autre uniquement parce que les prix diffèrent — aucune décote propre à un arrondissement n'a pu être mesurée, et ce que ce tableau montre n'en est pas une.
Valeur d'un 63 m² et écart d'une étiquette G, arrondissement par arrondissement
1ᵉʳ arrondissement
12 479 €/m² · 63 m² = ≈ 790 000 €
≈ 36 000 €
2ᵉ arrondissement
11 314 €/m² · 63 m² = ≈ 710 000 €
≈ 33 000 €
3ᵉ arrondissement
11 844 €/m² · 63 m² = ≈ 750 000 €
≈ 34 000 €
4ᵉ arrondissement
12 778 €/m² · 63 m² = ≈ 810 000 €
≈ 37 000 €
5ᵉ arrondissement
11 852 €/m² · 63 m² = ≈ 750 000 €
≈ 34 000 €
6ᵉ arrondissement
14 250 €/m² · 63 m² = ≈ 900 000 €
≈ 41 000 €
7ᵉ arrondissement
13 859 €/m² · 63 m² = ≈ 870 000 €
≈ 40 000 €
8ᵉ arrondissement
12 105 €/m² · 63 m² = ≈ 760 000 €
≈ 35 000 €
9ᵉ arrondissement
10 882 €/m² · 63 m² = ≈ 690 000 €
≈ 32 000 €
10ᵉ arrondissement
9 465 €/m² · 63 m² = ≈ 600 000 €
≈ 27 000 €
11ᵉ arrondissement
10 000 €/m² · 63 m² = ≈ 630 000 €
≈ 29 000 €
12ᵉ arrondissement
9 091 €/m² · 63 m² = ≈ 570 000 €
≈ 26 000 €
13ᵉ arrondissement
8 768 €/m² · 63 m² = ≈ 550 000 €
≈ 25 000 €
14ᵉ arrondissement
9 515 €/m² · 63 m² = ≈ 600 000 €
≈ 28 000 €
15ᵉ arrondissement
9 624 €/m² · 63 m² = ≈ 610 000 €
≈ 28 000 €
16ᵉ arrondissement
10 972 €/m² · 63 m² = ≈ 690 000 €
≈ 32 000 €
17ᵉ arrondissement
10 246 €/m² · 63 m² = ≈ 650 000 €
≈ 30 000 €
18ᵉ arrondissement
8 924 €/m² · 63 m² = ≈ 560 000 €
≈ 26 000 €
19ᵉ arrondissement
8 171 €/m² · 63 m² = ≈ 510 000 €
≈ 24 000 €
20ᵉ arrondissement
8 440 €/m² · 63 m² = ≈ 530 000 €
≈ 25 000 €
Source : Coefficient : ventes DVF 2023-2025 × DPE ADEME, coefficients calculés le 09/05/2026 — France — marchés hyper-tendus (référence nationale), 3 619 ventes. Prix : ventes DVF 2023-2025 (DGFiP/Etalab), millésime constaté le 18/05/2026, médiane des ventes d'appartements de chaque arrondissement. Surface type 63 m² (surface moyenne nationale d'un appartement, INSEE/SDES).
Intervalle de confiance à 95 % du coefficient : −3,3 % à −5,9 % — les euros ci-dessus se déplacent dans les mêmes proportions. Vendre en l'état ou rénover d'abord ? l'arbitrage chiffré.
L'évolution de la décote, millésime par millésime
ventes DVF 2021-2025 × DPE ADEME, coefficient par millésime de vente, calcul du 09/05/2026
Évolution de la décote — appartements d'avant 1948, classes F et G (France — marchés hyper-tendus (référence nationale))
Classe Fdécote vs classe D
−6,0 %ventes 2025
- 2021
- —
- 2022
- −2,0 %
- 2023
- —
- 2024
- −5,2 %
- 2025
- −6,0 %
Classe Gdécote vs classe D
−8,7 %ventes 2025
- 2021
- —
- 2022
- —
- 2023
- −3,5 %
- 2024
- −4,4 %
- 2025
- −8,7 %
Source : ventes DVF 2021-2025 × DPE ADEME, coefficient par millésime de vente, calcul du 09/05/2026 — série France — marchés hyper-tendus (référence nationale)
Historique observé millésime par millésime, jamais une projection. « — » : point non publiable (fiabilité insuffisante). Cette série est nationale (strate de tension) : le département n'a pas de série propre exploitable.
Louer à Paris : 7,0 % du parc diagnostiqué déjà hors location, 45,0 % en 2034
observatoire DPE ADEME (logements existants), extraction constatée le 08/07/2026
99,5 % des 808 528 DPE de Parisportent sur des appartements : ce département se lit comme un marché de copropriété, pas comme un marché de maisons. Deux conséquences concrètes, l'une pour les bailleurs, l'autre pour les copropriétaires.
- Classe G — interdite de location depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 : 56 375 DPE recensés (7,0 % du parc diagnostiqué), portant le total cumulé à 56 375 logements (7,0 %) à cette date.
- Classe F — interdiction au 1ᵉʳ janvier 2028 : 88 807 DPE recensés (11,0 % du parc diagnostiqué), portant le total cumulé à 145 182 logements (18,0 %) à cette date.
- Classe E — interdiction au 1ᵉʳ janvier 2034 : 219 037 DPE recensés (27,1 % du parc diagnostiqué), portant le total cumulé à 364 219 logements (45,0 %) à cette date.
Ordres de grandeur, pas un décompte de logements loués : l'interdiction ne vise que les biens mis en location, alors que les comptages ADEME incluent propriétaires occupants et logements vacants — et tous les logements n'ont pas de DPE. Comptages et décotes établis sur des étiquettes DPE antérieures au 1ᵉʳ janvier 2026. Depuis la réforme (coefficient électricité 2,3 → 1,9), une partie des logements chauffés à l'électricité est sortie des classes F et G sans travaux. Un assouplissement de ce calendrier est en cours d'examen au Parlement et n'est pas définitivement adopté — les échéances ci-dessus restent le droit en vigueur.Le loyer d'un F ou d'un G déjà loué est par ailleurs gelé depuis le 24 août 2022 : le calendrier d'interdiction de location.
Côté copropriété : DPE collectif oui, audit de vente non
Le DPE collectif— un DPE portant sur l'immeuble entier — est obligatoire pour tout bâtiment d'habitation collective dont le permis de construire a été déposé avant le 1ᵉʳ janvier 2013. Son entrée en vigueur a été échelonnée selon la taille de la copropriété : plus de 200 lots au 1ᵉʳ janvier 2024, puis de 50 à 200 lots au 1ᵉʳ janvier 2025, puis au plus 50 lots au 1ᵉʳ janvier 2026. Le calendrier est donc intégralement entré en vigueur : toutes les copropriétés concernées sont dans le champ, quelle que soit leur taille. Ce diagnostic est renouvelé ou mis à jour tous les 10 ans, sauf si un diagnostic réalisé après le 1ᵉʳ juillet 2021 classe le bâtiment en A, B ou C.
En revanche, l'audit énergétique réglementaire de vente ne vise que les bâtiments à usage d'habitation comprenant un seul logement ou plusieurs logements appartenant à un seul et même propriétaire — maison individuelle et immeuble en monopropriété (article L126-28-1 du code de la construction et de l'habitation) ; un lot de copropriété n'y est pas soumis. Vendre un lot dans une copropriété de Parisne déclenche donc pas cette obligation — c'est le DPE du logement, et lui seul, qui accompagne la vente. Le cas de la maison et de l'immeuble en monopropriété est détaillé dans notre guide de l'audit énergétique de vente.
Sources réglementaires : article L126-31 du code de la construction et de l'habitation (loi Climat & Résilience du 22 août 2021, art. 158 ; modifié par la loi du 26 mai 2026) et fiche service-public.gouv.fr F37504 — consultées le 31 juillet 2026. Comptages : observatoire DPE ADEME (logements existants), extraction constatée le 08/07/2026.
Interdiction de location : 2025, 2028, 2034
observatoire DPE ADEME (logements existants), extraction constatée le 08/07/2026
- Classe G — interdite de location depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 : ≈ 56 375 DPE de classe G recensés à Paris.
- Classe F — interdiction au 1ᵉʳ janvier 2028 : ≈ 88 807 DPE de classe F recensés à Paris.
- Classe E — interdiction au 1ᵉʳ janvier 2034 : ≈ 219 037 DPE de classe E recensés à Paris.
L'interdiction ne vise que les logements mis en location — les comptages ADEME ci-dessus incluent aussi propriétaires occupants et logements vacants. Comptages et décotes établis sur des étiquettes DPE antérieures au 1ᵉʳ janvier 2026. Depuis la réforme (coefficient électricité 2,3 → 1,9), une partie des logements chauffés à l'électricité est sortie des classes F et G sans travaux. Un assouplissement de ce calendrier est en cours d'examen au Parlement et n'est pas définitivement adopté — les échéances ci-dessus restent le droit en vigueur. Échéances, baux concernés et cas particuliers : le calendrier d'interdiction de location.
Sortir de F ou G passe par des travaux finançables (MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ, TVA à 5,5 %) — les options et les ordres de grandeur d'aides selon votre situation : DPE F : que faire.
Questions fréquentes
Combien perd un appartement classé F à Paris ?
À Paris, un appartement d'avant 1948 classé F se vend typiquement 2,8 % de moins qu'un équivalent classé D, soit environ 17 000 € sur un appartement type de 63 m² au prix médian tous logements de Paris — mais cet écart n'est PAS mesuré à Paris : il est mesuré sur l'ensemble des marchés hyper-tendus français (11 855 ventes DVF 2023-2025), aucune mesure propre au département ne passant nos seuils de fiabilité. Le même appartement classé G se vend −4,6 % — mais cet écart non plus n'est PAS mesuré à Paris : il est mesuré sur l'ensemble des marchés hyper-tendus français (3 619 ventes DVF 2023-2025).
Pourquoi n'y a-t-il pas de décote propre à Paris ?
Parce que la donnée ne le permet pas, et le dire est plus utile qu'un chiffre inventé. Sur les 30 combinaisons testées à l'échelle du département (2 types de bien × 5 époques de construction × 3 classes DPE), aucune ne passe nos seuils de fiabilité. Motifs, du plus fréquent au moins fréquent : pas assez de ventes dans cette catégorie de biens pour être sûr (12 cas) ; l'écart mesuré pourrait tout aussi bien être nul (7 cas) ; pas assez de ventes de cette classe DPE pour être sûr (7 cas) ; d'autres facteurs (emplacement, taille, état du bien) expliquent l'essentiel du prix, pas l'étiquette (4 cas). Autrement dit : à cette échelle, l'écart de prix lié à l'étiquette se confond avec l'effet de l'emplacement, du bâtiment et de l'étage. Nos chiffres replient donc sur la référence France — marchés hyper-tendus, badgée comme telle sur chaque ligne.
Combien y a-t-il de passoires thermiques à Paris ?
L'ADEME recense 145 182 DPE classés F ou G à Paris, soit 18,0 % des 808 528 DPE certifiés du département (contre 9,9 % en France, soit +8,0 points). Ces comptages reposent sur des étiquettes antérieures au 1ᵉʳ janvier 2026 — une partie des logements chauffés à l'électricité est sortie de F/G depuis la réforme, sans travaux.
Quel arrondissement compte le plus de passoires thermiques à Paris ?
Parmi les logements vendus sur la fenêtre 2023-2025, c'est le 6ᵉ arrondissement : 33,9 % des ventes y portent sur un logement classé F ou G, contre 18,9 % dans le 8ᵉ. Fait contre-intuitif : c'est aussi le arrondissement le plus cher du département (14 250 €/m² le m² pour un appartement). Ces parts décrivent les logements vendus, pas le parc entier : sur l'ensemble des 808 528 DPE du département, 18,0 % sont classés F ou G.
Les arrondissements les moins chers sont-ils ceux qui ont le plus de passoires ?
Non. Sur les 20 arrondissements, la relation entre le prix au m² et la part de passoires vendues est quasi nulle (corrélation de +0,11). Autrement dit, connaître le prix d'un arrondissement ne permet pas de deviner la qualité énergétique de son parc : le bâti ancien mal isolé est réparti sur tout le territoire, y compris dans les secteurs les plus chers. C'est l'une des raisons pour lesquelles aucune décote DPE n'est mesurable à cette échelle à Paris.
Combien coûte une étiquette G à Paris, en euros ?
Nous n'avons pas de décote mesurée à Paris — la mesure locale échoue, et nous ne la simulons pas. Ce que nous pouvons faire, c'est traduire en euros le seul écart fiable dont nous disposons : −4,6 % face à un équivalent D pour un appartement d'avant 1948 classé G, mesuré sur 3 619 ventes à l'échelle des marchés hyper-tendus français. Appliqué au prix réel de chaque arrondissement, sur 63 m², ce pourcentage vaut ≈ 24 000 € dans le 19ᵉ et ≈ 41 000 € dans le 6ᵉ. Ce tableau est une TRADUCTION EN EUROS, pas une mesure locale : il applique un pourcentage mesuré à l'échelle nationale au prix réel de chaque arrondissement. L'écart en euros varie donc d'un arrondissement à l'autre uniquement parce que les prix diffèrent — aucune décote propre à un arrondissement n'a pu être mesurée, et ce que ce tableau montre n'en est pas une.
Combien de logements sont déjà interdits à la location à Paris ?
classe G (depuis le 1ᵉʳ janvier 2025) : 56 375 DPE recensés, soit 7,0 % du parc diagnostiqué en cumul ; classe F (à partir du 1ᵉʳ janvier 2028) : 88 807 DPE recensés, soit 18,0 % du parc diagnostiqué en cumul ; classe E (à partir du 1ᵉʳ janvier 2034) : 219 037 DPE recensés, soit 45,0 % du parc diagnostiqué en cumul. À l'échéance 2034, ce sont donc 364 219 logements diagnostiqués qui seraient concernés. Ce sont des ordres de grandeur, pas un décompte de logements loués : l'interdiction ne vise que les biens mis en location, tandis que les comptages ADEME incluent propriétaires occupants et logements vacants. Un assouplissement de ce calendrier est en cours d'examen au Parlement et n'est pas définitivement adopté — les échéances ci-dessus restent le droit en vigueur.
Ma copropriété à Paris doit-elle faire un DPE collectif ?
Oui si c'est un bâtiment d'habitation collective dont le permis de construire a été déposé avant le 1ᵉʳ janvier 2013. L'obligation est entrée en vigueur par paliers selon la taille de la copropriété : plus de 200 lots au 1ᵉʳ janvier 2024, puis de 50 à 200 lots au 1ᵉʳ janvier 2025, puis au plus 50 lots au 1ᵉʳ janvier 2026. Le calendrier est aujourd'hui intégralement entré en vigueur : toutes les copropriétés concernées sont dans le champ, quelle que soit leur taille. Le DPE collectif est renouvelé ou mis à jour tous les 10 ans, sauf si un diagnostic réalisé après le 1ᵉʳ juillet 2021 classe le bâtiment en A, B ou C. Sources : article L126-31 du code de la construction et de l'habitation (loi Climat & Résilience du 22 août 2021, art. 158 ; modifié par la loi du 26 mai 2026) et fiche service-public.gouv.fr F37504, consultées le 31 juillet 2026.
Faut-il un audit énergétique pour vendre un appartement à Paris ?
Non, dans la quasi-totalité des cas — et c'est une confusion fréquente. En effet, l'audit énergétique réglementaire de vente ne vise que les bâtiments à usage d'habitation comprenant un seul logement ou plusieurs logements appartenant à un seul et même propriétaire — maison individuelle et immeuble en monopropriété (article L126-28-1 du code de la construction et de l'habitation) ; un lot de copropriété n'y est pas soumis. Comme 99,5 % des DPE de Paris portent sur des appartements, l'obligation d'audit ne concerne quasiment aucune vente à Paris : c'est le DPE du logement qui accompagne la vente, et, à l'échelle de l'immeuble, le DPE collectif de la copropriété.
Peut-on encore louer un logement F ou G à Paris ?
Un logement classé G ne peut plus être proposé à la location depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 ; un F le pourra jusqu'au 1ᵉʳ janvier 2028 (loi Climat & Résilience, art. 160). Le loyer d'un F ou G en location est par ailleurs gelé depuis le 24 août 2022. L'ADEME recense 56 375 DPE de classe G à Paris — tous ne sont pas loués, les comptages incluent propriétaires occupants et logements vacants. Un assouplissement de ce calendrier est en cours d'examen au Parlement et n'est pas définitivement adopté — les échéances ci-dessus restent le droit en vigueur.
Ces chiffres valent-ils partout à Paris ?
Ils valent pour le département pris comme un tout : une décote départementale est une moyenne de marchés qui peuvent beaucoup différer d'une commune, voire d'un quartier, à l'autre. Aucune commune de ce département n'a encore de fiche dédiée : la couverture s'étend commune par commune, uniquement là où les ventes comparables sont assez nombreuses.
Ces chiffres tiennent-ils compte de la réforme du DPE 2026 ?
Non. Les décotes sont mesurées sur des ventes 2023-2025 dont les étiquettes sont antérieures à la réforme du 1ᵉʳ janvier 2026 (coefficient électricité passé de 2,3 à 1,9), et les comptages du parc reposent sur les mêmes étiquettes. Un logement chauffé à l'électricité peut être sorti de F ou G depuis — la vérification est gratuite sur le site de l'observatoire ADEME.
D'où viennent ces chiffres ?
Ventes notariées DVF (actes signés, pas des annonces) croisées avec les DPE de l'observatoire ADEME. Chaque décote compare un bien à une classe D de même type, même époque et même territoire — c'est pourquoi ces chiffres diffèrent des moyennes brutes ou des fourchettes nationales recopiées. Un chiffre n'est publié que s'il passe nos seuils de fiabilité ; sinon la case reste vide ou s'appuie sur la référence nationale, badge à l'appui. La strate de tension de repli retenue pour ce département est « marchés hyper-tendus » : c'est la strate du zonage ABC (arrêté du 23/06/2026) qui concentre le plus de logements diagnostiqués du département (100,0 % du parc, sur 1 commune zonée). Détails dans la méthodologie et la liste datée des sources.