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Audit énergétique obligatoire vente : 754 €, et après ?

Par L'équipe OrvoPublié le

Pour vendre une maison F ou G, l'audit énergétique est obligatoire depuis le 1ᵉʳ avril 2023 — et depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 si elle est classée E (fiche service-public.gouv.fr F37110). Il coûte 754 € TTC en moyenne (Que Choisir, 2 décembre 2024) et remet à l'acheteur au moins deux scénarios de travaux chiffrés. Ce qu'il ne chiffre jamais : ce que votre étiquette coûte à la vente. Sur nos coefficients nationaux, une maison ancienne classée F se vend de 12,2 % à 18,3 % sous une maison D comparable, une classée G de 11,4 % à 23,1 %.

L'essentiel en chiffres

  • L'audit énergétique est obligatoire pour vendre une maison individuelle ou un immeuble en monopropriété classé F ou G depuis le 1ᵉʳ avril 2023, classé E depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, et le sera pour la classe D à partir du 1ᵉʳ janvier 2034 (fiche service-public.gouv.fr F37110, vérifiée le 1ᵉʳ janvier 2025).
  • Il coûte 754 € TTC en moyenne pour une maison de 90 à 120 m², de 513 € dans l'Aisne à 1 270 € dans la Creuse : moyenne calculée sur 1 094 devis réels et publiée par Que Choisir le 2 décembre 2024.
  • L'audit chiffre des travaux, jamais l'impact de l'étiquette sur le prix. Sur nos coefficients nationaux, une maison d'avant 1948 classée F se vend de 12,2 % à 18,3 % sous une maison D comparable, une classée G de 11,4 % à 23,1 % — soit 14 400 € à 73 800 € sur les biens types que nous convertissons en euros.
  • Le premier scénario de l'audit vise au minimum la classe E : une maison ancienne classée E se vend encore de 7,5 % à 9,3 % sous une maison D comparable (2 086 à 6 977 ventes selon la strate de marché).

Qui doit fournir un audit énergétique pour vendre ?

L'obligation ne dépend pas de votre projet de travaux, mais de deux choses seulement : la lettre de votre DPE et la structure de propriété du bâtiment. L'article L126-28-1 du code de la construction et de l'habitation vise les bâtiments à usage d'habitation proposés à la vente qui comprennent un seul logement, ou plusieurs logements ne relevant pas de la loi du 10 juillet 1965 — la maison individuelle et l'immeuble en monopropriété. Un lot de copropriété classique n'est pas concerné.

Calendrier de l'obligation d'audit énergétique à la vente
Classe DPE du logementMétropoleOutre-mer
F et G1ᵉʳ avril 20231ᵉʳ juillet 2024
E1ᵉʳ janvier 20251ᵉʳ janvier 2028
D1ᵉʳ janvier 2034
A, B et CAucune obligation d'auditAucune obligation d'audit

Source : Fiche service-public.gouv.fr F37110 « Audit énergétique réglementaire », vérifiée le 1ᵉʳ janvier 2025 (consultée le 31 juillet 2026), et page « audit énergétique réglementaire » du ministère de la Transition écologique (ecologie.gouv.fr), consultée le 31 juillet 2026 — base légale : article L126-28-1 du code de la construction et de l'habitation

Les dates s'apprécient à la signature de la promesse ou de l'acte de vente, pas à la mise en ligne de l'annonce. La case « — » n'est pas un oubli : aucune des deux sources officielles ne publie d'échéance outre-mer pour la classe D, et nous n'en déduisons pas une. L'audit est valable 5 ans — contre 10 ans pour un DPE réalisé depuis le 1ᵉʳ juillet 2021.

Deux conséquences pratiques que les pages concurrentes traitent rarement. D'abord, un logement mitoyen reste une maison individuelle : c'est le nombre de logements du bâtiment et le régime de propriété qui comptent, pas l'architecture. Ensuite, le ministère de la Transition écologique signale un cas limite dans l'autre sens — un bâtiment comportant un seul logement classé F ou G situé dans une copropriété dite « horizontale » entre bien dans le champ de l'obligation (ecologie.gouv.fr, page « audit énergétique réglementaire », consultée le 31 juillet 2026).

Avant de commander quoi que ce soit, vérifiez votre lettre : elle a pu changer sans travaux. L'arrêté du 13 août 2025 a abaissé le coefficient de conversion de l'électricité de 2,3 à 1,9 au 1ᵉʳ janvier 2026, et environ 850 000 logements chauffés à l'électricité sortent du statut de passoire selon le ministère de la Transition écologique. Un bien qui passe de F à D sort du même coup de l'obligation d'audit — jusqu'au 1ᵉʳ janvier 2034. La vérification est gratuite, le mode d'emploi est dans notre article sur la réforme du DPE 2026.

Audit ou DPE : deux documents, deux rôles

La confusion est constante, et elle coûte de l'argent : beaucoup de vendeurs commandent un audit alors qu'ils n'y sont pas soumis, ou croient que l'audit remplace le DPE. Le DPE est un constat, l'audit est un plan. Le premier attribue une lettre de A à G, vaut 10 ans, et il est exigé pour toute vente comme pour toute location. Le second ne concerne que la vente d'une maison ou d'un immeuble en monopropriété classé F, G ou E, vaut 5 ans, et modélise le bâti pour proposer des travaux.

Le contenu de l'audit est encadré. Il présente au moins deux scénarios de travaux, dont un en plusieurs étapes ; les propositions doivent être compatibles avec les servitudes du code du patrimoine, ne pas être disproportionnées par rapport à la valeur du bien, permettre d'atteindre au minimum la classe E et, si c'est possible, viser la classe B. L'audit mentionne aussi l'impact théorique sur la facture d'énergie, l'ordre de grandeur des coûts et les aides publiques mobilisables (article L126-28-1 du code de la construction et de l'habitation, version en vigueur depuis le 25 août 2021 ; fiche service-public.gouv.fr F37110).

Retenez la nature de ces chiffres : ce sont des ordres de grandeur de coûts de travaux, pas des devis, et surtout pas une valeur de marché. Aucune ligne de l'audit ne répond à la question qui vous occupe — combien votre étiquette vous coûtera-t-elle le jour de la signature.

Combien coûte un audit énergétique, et qui le paie ?

Le prix n'est pas réglementé : chaque professionnel fixe le sien, et c'est le vendeur qui commande et paie, comme pour les autres diagnostics de vente. Aucune source publique ne publie de fourchette officielle — nous n'en avons trouvé ni sur service-public.gouv.fr, ni sur ecologie.gouv.fr. La donnée la plus solide que nous ayons identifiée n'est donc pas gouvernementale : 754 € TTC en moyenne pour une maison individuelle de 90 à 120 m², calculée sur 1 094 devis réels collectés sur les plateformes Kiwidiag, Allodiag et Diagmanter, et publiée par Que Choisir le 2 décembre 2024. L'écart départemental va de 513 € dans l'Aisne à 1 270 € dans la Creuse, soit plus du simple au double pour un acte identique — la densité de professionnels certifiés change d'un département à l'autre.

Nous citons cette source pour ce qu'elle est — un média consommateur qui publie sa méthode et sa date, pas un barème officiel — et nous la préférons aux fourchettes « 900 à 2 000 € » qui circulent sur les pages de mise en relation, dont aucune ne dit sur combien de devis elle repose. Un dernier point de méthode, utile quand vous comparerez les prix : le professionnel doit visiter le logement et rester indépendant de vous ; un audit vendu sans visite ne remplit pas les conditions du décret n° 2022-780 du 4 mai 2022.

Ce que l'audit ne vous dit pas : le prix de l'étiquette

Vous allez recevoir un document qui chiffre des travaux. Il ne chiffre pas la décision. Un vendeur n'arbitre pas entre « scénario 1 » et « scénario 2 » : il arbitre entre vendre maintenant en l'état et dépenser puis vendre, et cet arbitrage a besoin d'un second chiffre que l'audit ne produit pas — l'écart de prix associé à la lettre.

Nous le mesurons sur les ventes notariées DVF 2023-2025 croisées avec les étiquettes DPE de l'observatoire ADEME, à maille nationale, par strate de tension de marché et par époque de construction. Chaque coefficient compare une maison à une maison classée D de la même strate et de la même époque — pas le prix moyen des F au prix moyen des D, qui compare deux parcs différents et non le même logement avec deux étiquettes.

L'audit coûte 754 € — voici ce que coûte l'étiquette, sur une maison de 100 m² construite avant 1948
Échelle de prix (médiane départementale)Valeur de référence en DDécote mesurée si FDécote mesurée si G
1 262 €/m² — Aisne≈ 126 200 €−15 400 € à −23 000 €−14 400 € à −29 100 €
1 912 €/m² — Nord≈ 191 200 €−23 300 € à −34 900 €−21 800 € à −44 100 €
3 197 €/m² — Gironde≈ 319 700 €−39 000 € à −58 400 €−36 400 € à −73 800 €

Source : Prix médians des maisons par département, ventes notariées DVF 2023-2025 (DGFiP/Etalab) × coefficients nationaux de décote des maisons construites avant 1948, calculés le 9 mai 2026 — reproductible via scripts/extract-stats-articles.ts

La fourchette n'est pas une marge d'erreur : c'est l'écart entre une strate de marché tendue (borne basse) et une strate détendue (borne haute), sur des cellules de fiabilité haute des deux côtés. La strate de tension se détermine à la commune, pas au département : les prix départementaux ne servent ici que d'échelle de valeur, et ces montants situent un ordre de grandeur sur un bien type — jamais la valeur de votre maison, qui dépend de son état, de son emplacement exact et de sa surface réelle (seuils détaillés dans notre méthodologie).

Mettez les deux chiffres côte à côte, c'est tout l'objet de cette page : l'audit vous coûte 754 € en moyenne, et il documente une situation qui vous coûte, sur ces biens types, entre 19 et 98 fois ce montant. Le document obligatoire est la petite dépense du dossier ; la grande, personne ne vous l'écrit. Classe par classe et département par département, la mesure complète est dans notre étude de la décote DPE, et le biais qui produit les fourchettes fantaisistes est expliqué dans la section sur l'effet de composition.

Ce que vaut chaque scénario de travaux, à la revente

L'audit vous propose des cibles : au minimum la classe E, la classe B si c'est possible. Reste à savoir ce que chaque cible vaut au moment de vendre. Le tableau ci-dessous répond exactement à cette question — même méthode, mêmes données, une ligne par classe atteinte.

Écart de prix mesuré face à une maison D comparable, par classe atteinte et par tension de marché — maisons construites avant 1948
Classe atteinteMarché détenduMarché médianMarché tenduMarché hyper-tendu
G — situation de départ−23,1 %IC −24,3 % → −21,9 %2 462 ventes · mesuré−21,5 %IC −23,1 % → −19,8 %1 251 ventes · mesuré−11,4 %IC −14,3 % → −8,4 %514 ventes · mesuréIC croise zéro122 ventes
F — situation de départ−18,3 %IC −19,4 % → −17,1 %3 143 ventes · mesuré−15,6 %IC −17,1 % → −14,1 %1 686 ventes · mesuré−12,2 %IC −14,5 % → −9,8 %805 ventes · mesuréIC croise zéro135 ventes
E — cible minimale du 1ᵉʳ scénario−8,3 %IC −9,3 % → −7,3 %6 977 ventes · mesuré−7,5 %IC −8,7 % → −6,2 %3 914 ventes · mesuré−9,3 %IC −10,9 % → −7,6 %2 086 ventes · mesuréIC croise zéro257 ventes
C — au-dessus de la référence+2,6 %IC +1,2 % → +4,1 %2 984 ventes · mesuré+3,9 %IC +2,3 % → +5,5 %2 524 ventes · mesuré+3,3 %IC +1,4 % → +5,2 %2 155 ventes · mesuréIC croise zéro175 ventes
B — cible haute de l'auditIC croise zéro155 ventesIC croise zéro189 ventesIC croise zéro243 ventesécart hors bornes cliniques40 ventes

Source : Ventes notariées DVF 2023-2025 × étiquettes DPE (observatoire ADEME), maisons construites avant 1948, strates nationales de tension, coefficients calculés le 9 mai 2026 — reproductible via scripts/extract-stats-articles.ts (section M)

La maison classée D est la référence à 0 % : chaque cellule dit l'écart avec elle, à strate et à époque égales. « Mesuré » = fiabilité haute. « — » = mesure refusée, avec son motif : « IC croise zéro » signifie que l'effet ne se distingue pas du bruit du marché, « écart hors bornes cliniques » qu'une surcote de +19,4 % sur 40 ventes sort de la plage de plausibilité que nous nous imposons pour la classe B. Étiquettes antérieures à la réforme du DPE du 1ᵉʳ janvier 2026.

Trois lectures que l'audit ne vous donnera pas. D'abord, la cible légale minimale ne solde pas la décote : elle la réduit. Sortir un F d'un marché détendu vers la classe E fait passer l'écart de −18,3 % à −8,3 % : 10,0 points regagnés, 8,3 points encore perdus. Pour un G, le même trajet vaut 14,8 points, de −23,1 % à −8,3 % — et le laisse, lui aussi, sous la référence.

Ensuite, le saut de valeur ne se fait pas où on le croit. C'est entre E et C que l'écart change de signe : une maison ancienne classée C se vend au-dessus de la référence D, de +2,6 % à +3,9 % selon la strate, sur 2 155 à 2 984 ventes. Le premier scénario d'un audit s'arrête souvent avant ce point.

Enfin, la classe B — la cible haute que la loi demande de viser quand c'est possible — nous ne pouvons pas la chiffrer sur ce parc : de 155 à 243 ventes seulement par strate, et un intervalle de confiance qui croise zéro partout. Nous affichons le refus plutôt qu'une extrapolation : si une page vous promet un gain de valeur chiffré pour un passage en B sur une maison d'avant 1948, demandez son effectif.

Vendre en l'état ou rénover avant de vendre ?

L'audit fournit une moitié de l'équation — le coût des travaux. Cette page fournit l'autre — l'écart de prix. Quatre éléments tranchent, et aucun n'est un principe général.

  1. L'écart de prix que vous subissez réellement, à votre maille. Le tableau ci-dessus le donne par strate de marché ; il va du simple au double, et il devient non mesurable là où le marché est hyper-tendu. Une décote « moyenne » annoncée sans sa strate ne décrit aucun bien réel.
  2. Le coût du chantier, tel que l'audit le chiffre. Ce sont des ordres de grandeur, pas des devis : le document lui-même les présente comme tels. Faites-les confirmer par deux entreprises avant de décider quoi que ce soit.
  3. La part de cet écart qu'une rénovation regagne réellement. Notre modèle ne suppose pas qu'on récupère 100 % de l'écart : il retient 45 % en marché détendu, 70 % en marché médian, 85 % en marché tendu et 100 % en hyper-tendu. C'est une hypothèse de calibration, assumée comme telle et exposée dans notre méthodologie — pas une mesure.
  4. Les aides, et leur contrepartie. C'est le point que les pages qui listent MaPrimeRénov' à la suite de l'audit passent sous silence : l'aide s'accompagne d'un engagement d'occupation de 3 ans pour un occupant, ou de location pendant 6 ans pour un bailleur, à compter d'un an après la demande de solde (service-public.gouv.fr, fiche F35083, consultée le 25 juillet 2026). Rénover avec l'aide de l'État pour revendre dans la foulée est contradictoire avec le dispositif : pour un vendeur pressé, le chantier se finance en général sans elle.

L'arbitrage complet, chiffré classe par classe, est traité côté vendeur dans nos deux articles dédiés : vendre une maison classée F et vendre une maison classée G. Et si votre acheteur compte louer le bien, dites-le lui dès l'annonce : un logement classé G ne peut plus être mis en location depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, un F ne le pourra plus à partir du 1ᵉʳ janvier 2028 (le calendrier complet des interdictions de location). Cette restriction rétrécit votre vivier d'acheteurs, et l'audit n'en souffle mot.

Que risque un vendeur qui ne fournit pas l'audit ?

La réponse honnête est inconfortable, et nous ne l'avons lue nulle part : aucun texte ne prévoit d'amende pour l'absence d'audit. Nous avons cherché dans l'article L126-28-1 du code de la construction et de l'habitation, dans la fiche service-public.gouv.fr F37110 et sur la page du ministère de la Transition écologique : aucune de ces trois sources ne mentionne de sanction pénale ou administrative.

Le mécanisme qu'on cite le plus souvent ne s'applique pas davantage. Le II de l'article L271-4 du même code prévoit qu'en l'absence d'un document du dossier de diagnostic technique, le vendeur ne peut pas s'exonérer de la garantie des vices cachés correspondante — mais il vise nommément les 1°, 2°, 3°, 4°, 7° et 8° du I, quand le DPE et l'audit énergétique relèvent du 6°. Ce levier-là n'existe donc pas pour l'audit.

Ce qui reste est réel, mais d'une autre nature. L'audit est une pièce obligatoire du dossier, remise à l'acquéreur potentiel dès la première visite et au plus tard à la signature (article L271-4 du code de la construction et de l'habitation) : en pratique, c'est la signature qui se bloque tant que la pièce manque, et le recours d'un acheteur qui s'estimerait mal informé relève du droit commun des contrats. Nous ne chiffrons pas ce risque et nous ne le raconterons pas : nous n'avons trouvé aucune source primaire qui le fasse, et les pages qui annoncent « annulation de la vente » ou « réduction de prix » comme des conséquences automatiques n'en citent aucune non plus.

Une dernière chose, celle-là parfaitement établie : le DPE dont part l'audit, lui, a valeur contractuelle depuis le 1ᵉʳ juillet 2021, en application de la loi ELAN du 23 novembre 2018 — la responsabilité contractuelle du vendeur peut être recherchée si le document est erroné (analyse juridique ANIL sur le DPE, mise à jour du 29 août 2025, consultée le 29 juillet 2026). Un DPE de complaisance qui remonterait artificiellement votre classe pour éviter l'audit se retourne contre vous après la vente.

Questions fréquentes

  • Quand l'audit énergétique devient-il obligatoire pour vendre ma maison ?

    Il l'est déjà si votre maison est classée F, G ou E. En métropole, l'obligation s'applique aux promesses et actes de vente depuis le 1er avril 2023 pour les classes F et G, depuis le 1er janvier 2025 pour la classe E, et s'appliquera à la classe D à partir du 1er janvier 2034. En Guadeloupe, Martinique, Guyane, à La Réunion et à Mayotte, elle s'applique depuis le 1er juillet 2024 pour les F et G, et s'appliquera aux E à partir du 1er janvier 2028 (fiche service-public.gouv.fr F37110, vérifiée le 1er janvier 2025). Un logement classé A, B ou C n'est pas concerné. L'audit est valable 5 ans, contre 10 ans pour le DPE.

  • Mon appartement en copropriété est-il concerné par l'audit obligatoire ?

    Non, dans la quasi-totalité des cas. L'obligation vise les bâtiments à usage d'habitation qui comprennent un seul logement, ou plusieurs logements appartenant à un seul et même propriétaire — autrement dit la maison individuelle et l'immeuble en monopropriété (article L126-28-1 du code de la construction et de l'habitation). Un lot dans une copropriété relevant de la loi du 10 juillet 1965 n'est donc pas soumis à l'audit. Le ministère de la Transition écologique signale une exception : un bâtiment comportant un seul logement classé F ou G situé dans une copropriété dite « horizontale » entre bien dans le champ (ecologie.gouv.fr, page « audit énergétique réglementaire », consultée le 31 juillet 2026).

  • Quelle est la différence entre le DPE et l'audit énergétique ?

    Le DPE est un constat, l'audit est un plan. Le DPE est exigé pour toute vente et toute location, il attribue une lettre de A à G et vaut 10 ans. L'audit ne concerne que la vente d'une maison ou d'un immeuble en monopropriété classé F, G ou E, il vaut 5 ans, et il propose au moins deux scénarios de travaux avec estimation des coûts, des gains d'énergie et des aides mobilisables (article L126-28-1 du code de la construction et de l'habitation ; fiche service-public.gouv.fr F37110). L'audit ne remplace pas le DPE : il s'y ajoute, et il part de son étiquette.

  • Qui peut réaliser l'audit énergétique réglementaire et combien ça coûte ?

    Pour une maison individuelle, le décret n° 2022-780 du 4 mai 2022 ouvre la mission aux professionnels titulaires d'un signe de qualité RGE au sens du décret du 30 mai 2018, aux architectes inscrits à l'Ordre ayant suivi la formation prévue, et aux diagnostiqueurs certifiés pour le DPE qui justifient des compétences requises par le référentiel. Le professionnel doit être indépendant du vendeur et visiter le logement. Le prix n'est pas réglementé : il s'établit à 754 € TTC en moyenne pour une maison de 90 à 120 m², de 513 € dans l'Aisne à 1 270 € dans la Creuse, d'après 1 094 devis réels analysés par Que Choisir (publication du 2 décembre 2024). C'est le vendeur qui commande et paie l'audit, comme le reste des diagnostics de vente.

  • Suis-je obligé de faire les travaux préconisés par l'audit avant de vendre ?

    Non. L'audit est un document d'information : aucun texte n'impose de réaliser les travaux qu'il décrit avant de vendre (ecologie.gouv.fr, page « audit énergétique réglementaire », consultée le 31 juillet 2026). Vendre une maison classée F ou G en l'état reste parfaitement légal — c'est la mise en LOCATION d'un logement classé G qui est interdite depuis le 1er janvier 2025. Ce que vous perdez en vendant sans travaux se mesure, en revanche : sur nos coefficients nationaux, une maison d'avant 1948 classée F se vend de 12,2 % à 18,3 % sous une maison D comparable selon la tension du marché, une classée G de 11,4 % à 23,1 %.

  • Que risque un vendeur qui ne fournit pas l'audit énergétique obligatoire ?

    Aucune amende n'est prévue : nous n'avons trouvé, ni dans l'article L126-28-1 du code de la construction et de l'habitation, ni dans la fiche service-public.gouv.fr F37110, ni sur la page du ministère de la Transition écologique, de sanction pénale ou administrative attachée à l'absence d'audit. Le mécanisme le plus souvent invoqué ne s'applique pas non plus : le II de l'article L271-4 du même code, qui empêche le vendeur de s'exonérer de la garantie des vices cachés quand un document manque, vise les 1°, 2°, 3°, 4°, 7° et 8° du I — le DPE et l'audit relèvent du 6°, qui n'y figure pas. Il reste que la pièce est obligatoire et doit être remise dès la première visite : en pratique, c'est la signature qui bloque, et le recours de l'acheteur relève du droit commun des contrats. Nous ne le chiffrons pas, faute de source primaire qui le fasse.

D'où viennent ces chiffres ? Notre méthodologie détaille les seuils de fiabilité appliqués à chaque donnée, la page sources liste les jeux de données publics utilisés, avec leurs dates, et à propos explique qui publie ces chiffres et ce qu'Orvo ne vend pas.